L’Obvia et le ministère de l’Éducation du Québec proposent cinq capsules vidéo et infographies pour aider les parents à comprendre l’IA à l’école.
Comment aider les parents à comprendre l’intelligence artificielle utilisée à l’école, sans minimiser ses risques ni exagérer ses promesses ? Au Québec, l’Obvia s’associe au ministère de l’Éducation pour proposer cinq capsules vidéo et infographies destinées aux familles. Une initiative d’acculturation qui place les parents parmi les acteurs essentiels du débat sur l’IA éducative.
Les enfants rencontrent déjà les outils d’IA dans leurs recherches, leurs devoirs ou leur vie quotidienne. Les familles doivent donc pouvoir comprendre leurs usages, leurs limites et les questions à poser aux établissements scolaires.
Pour éclairer cette situation, l’Obvia et le CIRANO ont réalisé, à la demande du ministère de l’Éducation du Québec, une enquête sur l’acceptabilité sociale de l’IA en milieu scolaire. Sur 3 264 réponses complètes recueillies, 65,3 % des parents sondés considèrent que l’IA peut présenter des avantages importants en éducation, tandis que jusqu’à 75 % perçoivent certains risques associés à son utilisation. Ces proportions décrivent les répondants à l’enquête et ne doivent pas être interprétées comme les résultats d’un sondage représentatif de tous les parents québécois.
Cette coexistence d’espoirs et de préoccupations montre l’utilité d’une information indépendante, compréhensible et accessible aux parents, au-delà des discours promotionnels sur les nouvelles technologies.
L’Obvia, en collaboration avec le ministère de l’Éducation du Québec, propose une série intitulée « L’IA en éducation, c’est bien ou pas ? ». Diffusées notamment à travers la plateforme L’École ouverte, les cinq capsules vidéo et infographies, proposées en français et en anglais, abordent :
L’objectif n’est pas de convaincre toutes les familles d’adopter l’IA. Il est de leur donner des repères communs pour faire la différence entre une aide à l’apprentissage, une réponse incorrecte mais plausible, un risque pour les données personnelles et un usage susceptible de remplacer l’effort de l’élève.
La pédagogie de l’IA ne concerne pas uniquement les élèves et les enseignants. Les parents doivent aussi pouvoir discuter des outils utilisés, accompagner les devoirs à la maison et comprendre les choix faits par les établissements. Sans cet effort d’information, les familles déjà familières du numérique risquent de disposer d’un avantage supplémentaire.
Cette initiative est intéressante pour les associations d’éducation populaire, les collectivités et les institutions scolaires : elle illustre une manière concrète de relier recherche, action publique et ressources pédagogiques grand public. Des contenus courts, multilingues et réutilisables peuvent faciliter la discussion au lieu d’imposer un discours purement technologique.
Il reste important d’évaluer leur portée : qui consulte ces ressources ? Les familles les moins à l’aise avec le numérique y accèdent-elles ? Aident-elles effectivement à mieux comprendre l’IA et à dialoguer avec l’école ? La mise à disposition d’informations constitue une première étape, pas une preuve suffisante d’impact.
Pour Nootopia, la leçon est simple : mettre l’IA au service de l’éducation suppose aussi de donner aux familles les moyens de comprendre et de participer aux décisions qui concernent leurs enfants.
Lire l’annonce officielle de l’Obvia.
Consulter le rapport sur les perceptions des parents d’élèves au Québec (PDF).
Source principale : Obvia, en collaboration avec le ministère de l’Éducation du Québec. Cette présentation est une synthèse éditoriale de Nootopia, non une évaluation indépendante de l’efficacité du dispositif.